On trouve sous la cote AD18 2Z/1207 une plainte de 1811 des mariniers de Saint-Thibault à propos du poste de garde-port.  

En février 1810, l'administration crée un poste de "garde-port" à Saint-Thibault et y nomme François Deguingand. Ce poste donne le droit de percevoir des taxes sur les marchandises transitant par le port, en échange d'une mission de surveillance et de régulation.

Les marchands refusent de payer et envoient une première pétition en juin 1810. L'administration (le Comte Molé et le Préfet du Cher) les déboute sèchement et leur ordonne de payer les taxes. Ce mémoire de 1811 est donc leur contre-attaque, adressée directement au supérieur de Molé : le Ministre de l'Intérieur.

Pour prouver que ce poste de garde-port est inutile et injustifié, les marchands déploient quatre arguments principaux :

Les pétitionnaires demandent la suppression pure et simple du poste de garde-port.

Toutefois, en bons négociateurs, ils proposent un plan B : si le Ministre tient absolument à maintenir ce garde, ils demandent que le vin soit exempté de la taxe portuaire, comme c'est déjà le cas dans d'autres grands ports fluviaux de la région (Roanne, Digoin, etc.).