Dans la liasse AD18 13H/119, le document 4 est une vente en 1235 par Guillaume Toauze d'une parcelle de bois nommée le bois de Labege et de deux cens de rentes, au profit de l'abbaye de Saint-Satur.
Dans la liasse AD18 13H/119, le document 4 est une vente en 1235 par Guillaume Toauze d'une parcelle de bois nommée le bois de Labege et de deux cens de rentes, au profit de l'abbaye de Saint-Satur.
Universis presentes litteras inspecturis Magister .W. de Sancto Sulpicio in hac parte offic[ialis] decani et Capituli Bituricensis salu-
-tem in domino. Noveritis quod constitutus in presentia nostra .W. Toauz filius quondam deffuncti Gauterii Toauz de Gamo vendidit
imperpetuum et concessit Abbati et conventui de Sancto Satyro pro decem .lb. [libris] Turon[ensium] de quibus in pecunia numerata prout in pre[sentia nostra] fuit confessus se habuisse
quandam peciam nemoris que vocatur nemus de Labage et situm apud Garmosias juxta nemus / alium
nemoris Johannis Blondi et insuper duos den[arios] sancer[rienses] censuales in terra ad / apud Garmosias quam tenet videlicet Bosellus
annis singulis in festo sancte marie hyemalis percipiendos. omnia que / ad ipsum .W. racione eschaete
deffuncti Johannis Toauz fratris sui devenerant ut dicebat. Et sciendum quod Abbas et conventus predicti tenentur reddere dicto .W.
et heredibus suis in perpetuum duos solidos sancer[rienses] censuales annis singulis de dicto nemore supradicto. fide data
promittens quod contra vendicionem predictam per se vel per alium de cetero venire nullatenus attemptaret. Jmo dictus [W.] omnia premissa
super omnes res suas secundum usus et consuetudines Bituricenses garentiret et deffenderet. et dampna et missiones
si quas pro deffectu garentie sustinerent in integrum restauraret eisdem. Hanc vero vendicionem Avelina uxor
dicti .W. fide data in manu archipresbiteri de Gamo ad hec a nobis specialiter destinati voluit et concessit promittens fide
data quod contra predicta per se vel per alium de cetero non veniret. et dixit quod super premissis rebus venditis nichil habebat nec unquam habuit aliquid
officii sive dotis. prout idem archipresbiter nobis retulit viva voce cui fidem adhibuimus pleniorem. Item dictus Abbas et frater
.W. celerarius predicti loci dicunt vendicionem esse veram et symoniam et fraudem et dolo carere. Actum et ad majorem
hujus rei noticiam sigillo decanatus curie ... munivimus. Anno domini M. CC. tricesimo quinto mense Junio. Sede vacante.
À tous ceux qui examineront les présentes lettres, Maître W. de Saint-Sulpice, en cette partie official du doyen et du Chapitre de Bourges, salut dans le Seigneur.
Sachez que, constitué en notre présence, W. Toauz, fils de feu Gautier Toauz de Gamo, a vendu à perpétuité et concédé à l'Abbé et au couvent de Saint-Satur, pour dix livres tournois (desquelles il a confessé en notre présence avoir reçu le paiement en argent comptant), une certaine pièce de bois qui est appelée le bois de Labege, et située à Garmosias [Garmains?], à côté du bois de Jean Blond ; et en outre, deux deniers sancerrois de cens annuel sur la terre à Garmosias que tient un certain Bosellus, à percevoir chaque année à la fête de Sainte-Marie d'hiver.
Toutes ces choses lui étaient échues en raison de la succession de feu Jean Toauz, son frère, comme il le disait. Et il faut savoir que lesdits Abbé et couvent sont tenus de rendre audit W. et à ses héritiers à perpétuité deux sous sancerrois de cens annuel pour le susdit bois.
Ayant prêté serment, il a promis qu'il ne tenterait en aucune façon de s'opposer à l'avenir à ladite vente, par lui-même ou par un autre. Bien plus, ledit W. garantirait et défendrait toutes ces choses sur tous ses biens selon les usages et coutumes de Bourges, et s'ils [les moines] subissaient des dommages ou des dépenses par défaut de garantie, il les leur restaurerait intégralement.
Avelina, épouse dudit W., ayant prêté serment entre les mains de l'archiprêtre de Gamo (spécialement délégué par nous à cet effet), a voulu et concédé cette vente, promettant sous serment qu'elle ne s'opposerait pas aux choses susdites à l'avenir, par elle-même ou par un autre. Et elle a déclaré qu'elle n'avait rien, ni n'avait jamais rien eu, sur les choses vendues susdites, au titre de son douaire ou de sa dot, ainsi que le même archiprêtre nous l'a rapporté de vive voix, auquel nous avons accordé pleine foi.
De même, ledit Abbé et le frère W., cellérier dudit lieu, déclarent que la vente est véritable et qu'elle est exempte de simonie, de fraude et de dol.
Fait, et pour une plus grande notoriété de cette chose, nous l'avons munie du sceau du décanat de la cour. L'an du Seigneur 1235, au mois de juin. Le siège étant vacant.