Aux archives de Bourges, on trouve dans la liasse AD18 13H/121 un Arrêt du Conseil d'État du Roi de 1732 sous forme d'affiche, maintenant le péage sur la Loire à Saint-Thibault au profit de l'abbaye de Saint-Satur, mais supprimant le droit de péage par terre qu'ils revendiquaient. L'abbaye doit en contrepartie entretenir les bateaux et payer des bateliers compétents. Le roi fixe les tarifs en sous et deniers pour les piétons, charrettes et bétail. 

Cet arrêt s'inscrit dans le cadre d'une vaste politique royale (initiée par un arrêt d'août 1724) visant à examiner et vérifier tous les droits de péages, bacs et passages dans le royaume de France. Pour conserver leurs privilèges, les seigneurs et les institutions religieuses doivent fournir à l'administration royale les titres de propriété et les baux prouvant l'ancienneté et la légalité de leurs droits.

L'Abbaye de Saint-Satur revendiquait deux droits distincts au port de Saint-Thibault : 

Le Conseil d'État tranche de manière très claire, en accordant une victoire partielle à l'Abbaye tout en affirmant l'autorité de l'État :